Emeis a finalisé la cession de ses activités au Brésil, dernière étape opérationnelle de son retrait d’Amérique latine. Le groupe chiffre à environ 111 millions d’euros le montant global de ce désengagement, engagé en 2024 au moyen de plusieurs transactions. L’objectif est de concentrer davantage les ressources sur les marchés européens considérés comme stratégiques et de poursuivre l’assainissement financier.

À la fin de 2023, Emeis exploitait dans la région près de 1 500 lits répartis entre 15 établissements au Brésil, au Mexique, en Uruguay et au Chili. Tous les périmètres opérationnels ont désormais été cédés. Il reste des réserves foncières au Mexique et en Colombie, dont les ventes sont présentées comme très avancées et devraient être sécurisées avant la fin de l’année.

Le groupe indique que ces activités généraient un EBITDA non significatif à la fin de 2025. Leur cession est donc considérée comme immédiatement relutive, car elle réduit le périmètre sans retirer une contribution opérationnelle importante. Elle apporte également des liquidités et allège les besoins de financement associés à des actifs non centraux.

En intégrant les réserves foncières encore en cours de cession, l’ensemble des transactions de la zone représente une valeur d’entreprise d’environ 132 millions d’euros. Près de 40 % de cette somme avait déjà été encaissée à la fin de 2025. Le solde potentiel dépendra donc du calendrier et des conditions de réalisation des dernières ventes immobilières.

Pour les investisseurs, cette opération confirme la priorité donnée au désendettement et à la simplification du portefeuille. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, un changement de profil financier. L’évolution de la dette, la génération de trésorerie sur les activités européennes et la discipline d’investissement resteront déterminantes pour apprécier la solidité du redressement d’Emeis.