Le PNF a annoncé l’ouverture, le 19 août, d’une enquête préliminaire visant à « procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi » de Bally Bagayoko à la RATP. Les faits visés sont qualifiés, dans le texte du parquet, de détournement de fonds publics, recel et concussion. Cette décision intervient après des articles de presse et la réception de plaintes de l’association AC!! Anti-corruption.
Le Canard enchaîné, dans un article intitulé « Le ticket gagnant de Bally Bagayoko », a affirmé que M. Bagayoko avait été recruté à la RATP en 2000 « sans concours » ni entretien, qu’il bénéficiait d’horaires « élastiques » et de « généreuses indemnités », et qu’il cumulait ce poste de cadre avec des mandats d’élu local (adjoint au maire puis maire) et un temps la vice-présidence du conseil départemental. Ces éléments ont motivé les plaintes transmises au PNF.
Bally Bagayoko a réagi en dénonçant une « volonté de (le) discréditer politiquement ». De son côté, Marcel Claude, président de l’association AC!! Anti-corruption, a salué l’ouverture de l’enquête, estimant qu’il y « avait matière », et affirmant la confiance de son association dans les enquêteurs et la justice. L’association insiste que son unique moteur est la préservation de l’argent public.
L’enquête préliminaire vise à éclaircir les conditions exactes de l’emploi et le cas échéant à déterminer s’il y a eu détournement ou autres infractions. Le dossier repose pour l’instant sur des investigations initiales et des pièces issues de la presse et des plaintes associatives ; la suite dépendra des vérifications du PNF et des éléments que pourront produire la RATP et les parties concernées.


