Le PNF a lancé une enquête préliminaire le 19 août pour « détournement de fonds publics, recel et concussion » afin de vérifier les conditions d’emploi de Bally Bagayoko à la RATP pendant l’exercice de ses mandats locaux. Les investigations font suite à des articles de presse — notamment du Canard enchaîné — et à deux plaintes de l’association AC!! Anti-corruption, qui évoquent un possible système d’emplois fictifs au sein de la régie impliquant des élus parisiens et franciliens.
La plainte initiale, fondée sur le Canard enchaîné, rappelle que Bagayoko, 53 ans, aurait été recruté en 2000 et aurait cumulé ce poste de cadre à la RATP avec des fonctions d’adjoint au maire puis de vice-président du conseil départemental. Une seconde plainte, déposée mi-août et s’appuyant aussi sur Mediapart et Marianne, décrit des situations où des élus seraient « rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable ».
La RATP a réagi en démentant les allégations d’emplois de complaisance et en déclarant qu’elle coopère « pleinement » avec l’autorité judiciaire, ayant déjà transmis les éléments en sa possession. Elle a aussi rappelé l’application de la loi du 22 décembre 2025 qui encadre la conciliation entre mandat d’élu local et vie professionnelle. Dans le Canard enchaîné, l’ancien directeur général chargé du développement, Jacques Marsaud, a confirmé le recrutement de Bagayoko, évoquant une « politique de bonne intelligence avec les élus ».
Sur le plan politique, Bagayoko se dit serein et dénonce des « attaques » visant à le discréditer, tandis que la direction et des cadres de La France Insoumise — Manuel Bompard, Jean‑Luc Mélenchon — lui apportent un soutien public, dénonçant une « cabale » ou des « calomnies ». Marcel Claude, président d’honneur d’AC!! Anti-corruption, affirme au contraire que l’association recherchait uniquement la protection de l’argent public et se félicite de l’ouverture de l’enquête par le PNF.


