Michael Bucella, cofondateur de Neoclassic Capital, relie la progression de Bitcoin à un mouvement plus large vers des actifs qu’il considère comme rares ou défensifs, notamment l’or et le franc suisse. Il met en avant le niveau de la dette publique américaine, présenté dans la source comme ayant dépassé 40 000 milliards de dollars, pour expliquer une demande accrue de diversification hors dollar.
Bucella estime que la dynamique de Bitcoin ne dépend plus uniquement des avancées réglementaires américaines. Il cite notamment l’échec récent au Sénat du Digital Asset Market Clarity Act, après son adoption par la Chambre en 2025, et observe que les flux vers les ETF Bitcoin ont rapidement repris après une période de sorties. Selon son analyse, cette résilience suggère que certains investisseurs utilisent désormais Bitcoin dans une logique macroéconomique plus large.
Cette comparaison entre franc suisse, or et Bitcoin doit cependant être nuancée. Le franc est une devise souveraine, l’or un actif physique mondial et Bitcoin un actif numérique très volatil. Leurs facteurs de risque, leur historique et leur comportement en période de stress diffèrent fortement. Le développement de prêts adossés au Bitcoin peut par ailleurs faciliter son utilisation comme collatéral, mais il ajoute des risques liés au crédit, à la contrepartie et aux liquidations.
L’idée de protection contre la dépréciation monétaire ne signifie pas non plus que les trois actifs réagissent de la même façon à une crise. Le franc peut être influencé par la Banque nationale suisse, l’or par les taux réels et les banques centrales, Bitcoin par la liquidité, la réglementation et le levier. Leur diversification doit être évaluée empiriquement.
