Engie a publié un premier semestre 2026 jugé solide : le résultat opérationnel hors nucléaire progresse de plus de 3% tandis que le chiffre d’affaires recule d’environ 4% en raison de la normalisation des prix après les pics de 2025. Les performances proviennent principalement des renouvelables, du stockage par batterie, des réseaux d’électricité et de gaz et de la gestion de l’énergie, selon AlphaValue et eToro. L’achat de UK Power Networks modifie significativement la structure des revenus en augmentant la part régulée.
Sur les actifs « verts » et la clientèle technologique, Engie dispose d’un pipeline data centers de 7 GW de charge à fin juin 2026 (+1 GW en six mois), dont 4 GW en phase avancée. Le groupe a également signé près de 1 GW de contrats d’achat d’électricité (PPA) au 1er semestre, portant à 7 GW le total de PPA avec des entreprises technologiques et des data centers. Côté renouvelables, Engie détient 59,5 GW installés, 6,4 GW en construction et un pipeline projets de 122 GW, souligne eToro.
La direction a rehaussé ses objectifs 2026 : le résultat net récurrent part du groupe est attendu entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre 4,6–5,2 Md€ précédemment) et le résultat opérationnel hors nucléaire est désormais visé entre 9,2 et 10,2 Md€ (vs 8,7–9,7 Md€). Ces ajustements tiennent compte de l’intégration de UK Power Networks et de gains d’efficacité.
En contrepartie, l’endettement économique net a fortement augmenté, dépassant 60 milliards d’euros, contre près de 45 milliards fin 2025, expliquent les analystes par cette acquisition qui améliore toutefois la visibilité des flux de trésorerie futurs. Par ailleurs, Engie négocie avec la Belgique la cession de son parc nucléaire, avec un accord de principe potentiellement attendu en octobre 2026.
Sur la recommandation, AlphaValue confirme un avis d’achat en anticipant une révision haussière du BPA, HSBC conseille de conserver et le titre se traite à moins de 14 fois les profits attendus pour 2027, un multiple jugé raisonnable par les commentateurs. Momentum évoque un historique de recommandations d’achat fructueuses et propose une nouvelle analyse technique.

