La sélection estivale rassemble dix titres variés, du grand roman foisonnant aux récits intimes en passant par un essai historique. Nathan Hill est salué pour son vaste tableau américain où la quête de bonheur croise la guerre de Sécession, le marketing moderne et la viralité sur Internet, tandis que le roman de plus de 600 pages de Chimamanda Ngozi Adichie croise les voix de quatre femmes africaines lors du confinement de 2020, incluant une évocation inspirée par l’affaire Nafissatou Diallo–Dominique Strauss-Kahn de 2011.

Sandrine Collette propose une fable âpre et sombre: une enfant trouvée en campagne, livrée à la rudesse d’un seigneur et à la faim, dont la révolte forge le ton du récit. À l’inverse, la comédie sociale américaine centrée sur un mariage mêle humour et gravité en confrontant la détresse d’une femme à la célébration parfaite d’une future mariée, mixant romance et intelligence narrative.

Jean Rolin livre une balade aux confins de la région parisienne, entre zones industrielles, usines de recyclage et ronds‑points, servie par un humour pince‑sans‑rire et une prose obsédée par le détail du quotidien. Florence Seyvos explore, elle, la dynamique familiale à travers le retour d’un beau‑père entre France et Côte d’Ivoire, où l’adolescence et un secret lourd dessinent une ode à la liberté insolente.

Le récit migrant de Javier Zamora restitue en première personne le périple d’un mineur « solito » des années 1990, traversant Guatemala et Mexique vers les États‑Unis, avec l’usage de mots espagnols pour renforcer l’authenticité. Peter Frankopan, quant à lui, signe un essai monumental sur l’histoire du climat, retraçant comment désordres climatiques et crises ont façonné empires et richesses — un propos jugé d’actualité lors de l’été 2026. Enfin, Nina Leger et Ann Patchett offrent respectivement un roman historique sur Oroville et une réécriture chorale familiale tournée vers la nature et le temps qui passe.