L'édition 2026 des championnats d'Europe à Birmingham se déroule sur une piste « magnifique » dans un stade de 23 000 places, mais avec des gradins visiblement clairsemés: les organisateurs annoncent un peu plus de 13 000 spectateurs pour la finale du 100 m femmes, épreuve reine remportée lundi par la Britannique Amy Hunt. Les images de tribunes à moitié remplies contrastent fortement avec des rendez-vous précédents au Royaume-Uni, comme les JO-2012 ou les Mondiaux-2017 à Londres.
Le prix des billets est au coeur des critiques. Selon l'AFP, les tarifs variaient entre 50 et 150 livres pour une soirée-type en milieu de semaine et rien en dessous de 70 livres pour les sessions de vendredi à dimanche; en début de semaine des places figuraient entre 26 et 40 livres. Des spectateurs interrogés évoquent des coûts supplémentaires non négligeables: 10 livres pour le train, potentiels frais d'hôtel, et des prix de restauration autour de 18,50 livres pour un sandwich avec frites et près de 4 livres pour une bouteille d'eau.
Plusieurs voix pointent aussi le choix de la ville: Birmingham, deuxième ville du pays (1,1 million d'habitants) et l'une des zones urbaines les plus touchées par la pauvreté au Royaume-Uni, n'a pas facilité l'accès pour les familles. Des personnalités comme Stan Collymore ont critiqué publiquement ces tarifs en estimant qu'ils n'incitent pas les familles et les jeunes à venir découvrir l'athlétisme.
European Athletics se veut rassurant, affirmant attendre un remplissage pour la seconde moitié de la compétition et une forte demande de billets. L'espoir d'un rebond existe: les Mondiaux-2023 à Budapest avaient connu des débuts poussifs avant d'attirer de grandes foules en fin d'événement. Le débat reste néanmoins posé entre ambition d'organisation et accessibilité financière pour le public local.


