L’équipe de France d’athlétisme se présente à l’Euro-2026 de Birmingham comme un collectif en reconstruction après une période morose marquée par des problèmes financiers hérités de l’ancienne administration et un déficit de résultats aux plus hauts niveaux. Jean Galfione, responsable de la haute performance depuis 2025, a engagé un nouveau staff plus impliqué et privilégie l’accompagnement quotidien des athlètes plutôt que l’annonce d’objectifs chiffrés. La Fédération annonce que les 80 Bleus ont « le potentiel pour terminer dans le top 8 ».

Les 80 sélectionnés doivent composer sans plusieurs cadres: Cyréna Samba-Mayela (vice-championne olympique du 100 m haies) est blessée et Clément Ducos (4e aux JO sur 400 m haies) est encore convalescent après une infection pulmonaire. Ces absences pèsent, mais Galfione compte sur des leaders pour « tirer l’équipe vers le haut » : Jimmy Gressier (champion du monde du 10 000 m), Alice Finot (championne d’Europe du 3 000 m steeple) et Gabriel Tual (champion d’Europe du 800 m).

Autour d’eux, une dizaine d’athlètes sont considérés comme candidats sérieux au podium, notamment Agathe Guillemot (1 500 m), Samuel Vessat (400 m), Hilary Kptacha (longueur) et Yann Chaussinand (marteau). Les retours d’expérience renvoient une amélioration du soutien : logistique, communication et disponibilité des référents ont été cités par des cadres comme Renaud Lavillenie et des compétiteurs comme Just Kwaou-Mathey.

Malgré cette dynamique, un point noir subsiste : pour la première fois depuis 1934, aucun Français ne s’alignera sur 100 m aux Europe. Gemima Joseph sera la seule représentante du sprint, engagée sur 200 m. Galfione reconnaît « un constat d’échec » en sprint et indique l’ouverture d’un groupe de travail à la Fédération pour y remédier, tout en insistant sur la nécessité de transformer l’amélioration de l’accompagnement en résultats sur la piste de l’Alexander Stadium.