Aurélien Quinion, jardinier francilien de 33 ans, a décroché samedi le bronze du marathon marche à Birmingham, une première médaille internationale qu’il convoitait depuis des années. Quinion a franchi la ligne en 2h59:29, mais c’est surtout la pénalité de quatre minutes infligée au Hongrois Bence Venyercsan — alors devant lui — qui lui a permis de remonter du quatrième à la troisième place.

Visiblement éprouvé après près de trois heures d’effort, Quinion a admis avoir eu du mal à réaliser sa performance en zone mixte, confiant des émotions fortes en découvrant la médaille autour de son cou. Il a rappelé son parcours récent: 9e du 20 km aux Jeux de Paris, puis 4e et 5e sur le 20 km et 35 km aux Mondiaux-2025 à Tokyo, avant ce premier podium majeur.

Le marathon marche, qui remplace désormais les 20 km et 35 km par des distances semi et marathon pour gagner en visibilité, s’est déroulé sur un tracé exigeant mêlant dénivelé et pavés; Quinion a souligné l’impact physique sur ses jambes et la difficulté cardiaque après l’effort. Il a aussi évoqué avec humour la performance du vainqueur italien Massimo Stano, victorieux en 2h56:49.

Cette médaille est la septième pour la France à ces championnats d’Europe et marque la première performance internationale en marche depuis la génération de Yohann Diniz (champion du monde du 50 km en 2017). La matinée a par ailleurs confirmé la profondeur de la délégation tricolore en marche: Pauline Stey termine 4e du semi-marathon femmes, Ana Delahaie 6e, Clémence Beretta 7e et Camille Moutard 8e sur le marathon femmes.

Quinion envisage désormais l’or, tout en savourant ce palier franchi; il reste un entraîneur impliqué, notamment auprès du jeune Martin Madeline-Degy, 14e samedi et entraîné par Quinion.