Touché à un adducteur lors des Championnats de France, Léon Marchand a réduit son programme aux Championnats d'Europe de Paris à seulement deux courses individuelles. Après avoir contribué à la médaille d'argent française au relais 4x200 m nage libre lundi — performance qui l'a établi comme le sixième meilleur performeur historique sur 200 m — le quadruple champion olympique aborde le 200 m papillon en séries et demi-finales vendredi avant une finale espérée samedi.
Marchand reste prudent : il évoque une « légère gêne » en papillon à pleine intensité liée à ses adducteurs, mais insiste sur le fait qu'il s'agit d'une gêne et non d'une douleur, et que ses premières longueurs dans le bassin olympique de Saint-Denis ont rassuré l'entourage. Titulaire du titre olympique sur 200 m papillon, le Toulousain bénéficie en plus de l'absence de Kristof Milak sur cette distance cette saison, son grand rival de Paris-2024.
La principale inconnue vient toutefois d'un coéquipier-amical: Hubert Kos, Hongrois spécialiste du dos et champion mardi du 200 m dos, s'aligne aussi sur le papillon cette saison. Les deux s'entraînent ensemble à Austin sous la houlette de Bob Bowman, au sein d'un groupe qui compte six champions olympiques et que Kos compare aux « Avengers » de la natation. Kos reconnaît la supériorité de Marchand mais vise l'amélioration et, pourquoi pas, une place sur le podium.
Au-delà du 200 m papillon, Marchand conclura son meeting dimanche avec le 400 m nage libre, une course présentée comme son nouveau test en préparation pour les Jeux de Los Angeles. La semaine parisienne sert donc autant à jauger sa récupération post-blessure qu'à peaufiner des objectifs olympiques pour 2028.


