Léon Marchand arrive au dernier jour des Championnats d'Europe à Saint-Denis avec un programme réduit à deux courses après une contraction musculaire à la cuisse aux Championnats de France. Il a déjà décroché l'or sur 200 m papillon, sa spécialité, et s'apprête à tenter un pari inédit au haut niveau : le 400 m nage libre.

Le Toulousain a montré des signes très prometteurs sur le 200 m libre en relais 4x200 m, où il a signé un chrono individuel de 1 min 43 sec 76, performance qui a pulvérisé son record personnel, donné la meilleure performance mondiale de l'année et fait de lui le sixième meilleur performeur de l'histoire sur la distance. Ce temps est même plus rapide que le 1:44.15 du Roumain David Popovici, champion d'Europe sur 200 m vendredi.

Malgré ces repères sur le 200 m, le 400 m reste un terrain d'incertitude : Marchand n'a que peu nagé cette distance en compétition majeure et arrive au départ comme le douzième meilleur performeur de la saison, avec un record personnel de 3 min 44 sec 70 établi en avril. Il devra en outre affronter une opposition solide, dont le champion olympique et recordman du monde Lukas Märtens (3:39.96).

Pour se préparer, Marchand a travaillé le crawl, notamment lors d'une période en Australie avec Dean Boxall et au sein d'un groupe d'entraînement au Texas placé sous l'égide de l'ancien coach de Michael Phelps. Il a aussi axé son entraînement sur la musculation du haut du corps, cherchant à partir vite en crawl "sans trop mettre de jambes". Son objectif affiché est d'abord de se qualifier en finale, puis d'envisager la suite en fonction de sa course.