La compétition à Paris a confirmé la domination collective des Bleus : 11 médailles au total dont quatre titres continentaux, avec des performances marquantes en individuel et en relais. Léon Marchand a brillé sur plusieurs fronts — il a contribué à l’argent du relais 4x200 m nage libre, a décroché l’or du 200 m papillon en 1 min 51 sec 72 (meilleure performance mondiale de l’année) et s’est imposé sur le 400 m nage libre, dominant la finale d’une seconde sur ses poursuivants. Le Toulousain de 24 ans a réalisé ces exploits malgré une blessure à un adducteur survenue moins de deux mois avant la compétition.

Maxime Grousset, triple champion du monde, a lui aussi surmonté une fracture d’un os du pied gauche subie quelques semaines plus tôt. Il a récolté l’or avec le relais 4x100 m 4 nages mixte et deux médailles d’argent sur 50 et 100 m papillon, saluant un bilan que lui-même juge «plus que positif». La génération montante a complété le tableau : Mary-Ambre Moluh, 20 ans et étudiante aux États-Unis, a été la révélation tricolore en obtenant l’argent sur 50 m dos, l’or dans le relais mixte et son premier titre individuel européen sur 100 m dos avec un record d’Europe.

D’autres jeunes ont marqué les esprits : Pauline Mahieu a pris le bronze dans la même finale et un autre bronze sur 200 m dos plus tôt dans la semaine, tandis que Sauveur Cristofini, 16 ans, est devenu le plus jeune médaillé français aux Championnats d’Europe en participant au relais 4x200 m. Le directeur technique national Denis Auguin a salué l’émergence des individualités et des relais mais pointé des «carences» persistantes, notamment en brasse et en demi-fond féminin, tout en rappelant l’objectif de renforcer l’équipe dans les deux années qui précèdent les Jeux de Los Angeles.