La préparation de Léon Marchand pour les Championnats d’Europe a été perturbée par une lésion de l’adducteur droit détectée après les séries du 200 m brasse le 30 juin aux Championnats de France à Saint-Étienne. Cette blessure, particulièrement pénalisante pour la brasse, l’avait déjà contraint à abandonner sa course sur le moment. Un bilan médical et une discussion avec ses entraîneurs ont conduit à une réduction significative de son programme prévu à Paris.

Initialement envisagé pour disputer 5 à 6 courses, le Toulousain a finalement renoncé aux 200 et 400 m quatre nages — ses épreuves de prédilection dont il détient les records du monde et les titres olympiques — et au 200 m brasse. Une IRM réalisée trois jours avant l’annonce a montré une guérison à environ 70%, insuffisante selon lui pour reprendre la brasse sans prendre de risque de rechute. Marchand a reconnu que la décision avait été « très difficile à prendre » et qu’il était « très déçu », notamment pour les spectateurs venus le voir en quatre nages.

Plutôt que de forcer, il a choisi de se concentrer sur deux épreuves individuelles: le 200 m papillon et le 400 m nage libre. Il entend aussi tirer parti de l’allégement du programme pour « s’amuser », créer des souvenirs lors des relais et expérimenter des courses moins familières à haut niveau, notamment la nage libre. Il envisage d’aller « à fond » sur le 200 m crawl dans le relais, de courir le 400 m crawl le dernier jour et de se tester sur des formats inhabituels en vue des Jeux de Los Angeles.

Sur le papier, il affrontera notamment l’Allemand Lukas Märtens, recordman du monde, sur le 400 m nage libre. Si l’équipe de France se qualifie, Marchand devrait débuter en compétition avec le relais du 4x200 m nage libre prévu dès lundi soir, retrouvant ainsi le public parisien malgré un programme réduit.