EyePoint subit une sanction boursière majeure après un nouvel échec clinique de Duravyu. L’action chutait de 76,9 % à 0,69 dollar avant l’ouverture du marché, portant sa baisse depuis le début de l’année à environ 84 % sur la base de la clôture précédente.

Le deuxième essai de phase avancée consacré à Duravyu dans une maladie oculaire n’a pas atteint son objectif principal. En conséquence, EyePoint prévoit d’arrêter prématurément d’autres études avancées portant sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge de type humide, sans attendre l’achèvement de la deuxième année de suivi.

La réaction de l’entreprise est immédiate : environ 53 % des effectifs doivent être supprimés. Cette réduction traduit l’ampleur du changement de stratégie et vise à adapter les dépenses à un programme désormais plus concentré. EyePoint estime disposer d’environ 118 millions de dollars de trésorerie, d’équivalents de trésorerie et de placements à court terme au 30 septembre.

Le groupe n’abandonne pas totalement Duravyu. Il entend désormais donner la priorité à son développement dans l’œdème maculaire diabétique, une affection susceptible d’entraîner une perte de vision. Cette réorientation maintient une option clinique, mais elle accroît aussi la dépendance de la société à une indication différente après l’échec observé dans la dégénérescence maculaire humide.

Pour les investisseurs, le dossier change profondément de profil. La baisse du cours ne reflète pas seulement un résultat décevant : elle intègre aussi l’arrêt d’études, une restructuration importante et une concentration accrue du risque sur le programme restant. La trésorerie disponible constitue un élément de soutien, mais sa portée dépendra du rythme des dépenses après les suppressions de postes et du calendrier des prochaines données dans l’œdème maculaire diabétique. Tant que ces éléments ne sont pas précisés, la visibilité scientifique et financière demeure limitée.