La Française de l’Énergie a perdu 18,81 % à 14,50 euros après avoir précisé l’impact de sa surcouverture sur le marché du gaz. Le groupe avait vendu à terme davantage de gaz que sa production réelle ne le justifiait et doit désormais racheter progressivement les contrats excédentaires.

Au 30 septembre 2026, la perte latente associée atteignait 25,8 millions d’euros. Ce montant représente le coût théorique d’un dénouement immédiat aux conditions de marché ; il peut encore évoluer jusqu’à l’échéance des contrats. La perte totale déjà constatée s’élevait à 7,6 millions d’euros, contre 3,8 millions fin juin. FDE affirme que l’incident est isolé et ne remet pas en cause la qualité de ses actifs, mais la réaction boursière montre que le marché s’inquiète surtout de la liquidité et du contrôle des risques.

Le groupe poursuit le rachat de la surcouverture en fonction des conditions de marché et de sa trésorerie. Pour atténuer les conséquences, il a renforcé ses couvertures d’électricité à plus de 95 euros par MWh pour 2026 et 2027. Il prévoit aussi de mobiliser plus de 10 millions d’euros de subventions supplémentaires avant la fin de l’année, après 2 millions reçus en septembre, de réduire les coûts et de céder plusieurs actifs non stratégiques.

Une tranche additionnelle de Green Bond de 10 millions d’euros a été accordée en juillet. L’endettement a cependant progressé à plus de 65 millions d’euros en 2026, dans une phase d’investissement soutenue. FDE veut désormais privilégier les projets proches de la génération de trésorerie, notamment dans le gaz de mines et le biogaz. Le calendrier des objectifs sera rééchelonné avec de nouvelles ambitions à horizon 2032.

Pour les investisseurs, la priorité est de suivre la conversion de la perte latente en pertes réalisées, les besoins de liquidité et le produit effectif des cessions. La gouvernance des risques devient aussi un élément central de la crédibilité du dossier.