UCB a reçu l’accord de la Food and Drug Administration pour une nouvelle présentation de Zilbrysq, son traitement de la myasthénie grave généralisée chez les adultes présentant des anticorps anti-récepteurs de l’acétylcholine. Le dispositif est un auto-injecteur destiné à une administration sous-cutanée quotidienne par le patient.

Jusqu’ici, Zilbrysq était proposé sous forme de seringue préremplie. UCB présente ce nouvel auto-injecteur comme le premier dispositif de ce type autorisé aux États-Unis dans cette indication. Le groupe prévoit de le commercialiser au premier trimestre 2027. L’intérêt économique tient moins à une nouvelle molécule qu’à une simplification de l’usage, susceptible de soutenir l’adhésion au traitement et sa diffusion auprès des patients éligibles.

Le dossier réglementaire s’appuie notamment sur une étude de phase 1 ayant établi la bioéquivalence des deux modes d’administration. Une étude de phase 3b menée auprès de 31 patients a montré que 99,8 % des administrations par auto-injecteur délivraient une dose complète. Dans une autre étude portant sur 100 participants, 90 % ont réussi leur première injection sans formation préalable. Ces résultats documentent la fiabilité et la facilité d’utilisation du dispositif, sans préjuger à eux seuls de son adoption commerciale.

En parallèle, Deutsche Bank a jugé légèrement négatifs deux sondages concernant l’accueil réservé par les médecins aux données de phase 2 de Tulisokibart dans l’hidrosadénite suppurée et la situation d’Icotyde face au lancement d’un produit de Johnson & Johnson. La banque estime toutefois que ces préoccupations sont largement reflétées dans la valorisation d’UCB. Elle maintient donc une recommandation d’achat avec un objectif de cours de 295 euros.

Pour les investisseurs, le dossier combine ainsi une amélioration concrète de l’offre existante et des incertitudes de portefeuille qui restent à surveiller.