FireFly Robotics souhaite rejoindre le Nasdaq par cotation directe sous le symbole FFLY. Contrairement à une introduction en bourse classique, cette opération ne prévoit ni émission de nouvelles actions ni apport de capitaux à la société. Elle doit permettre aux actionnaires enregistrés de vendre jusqu’à 27,1 millions d’actions ordinaires sur le marché.
L’entreprise, basée à Salt Lake City, fabrique des récolteuses électriques de gazon ainsi que des équipements autonomes et semi-autonomes pour les terrains de golf, les terrains de sport et l’entretien des pelouses. Ses machines associent propulsion électrique, intelligence artificielle et apprentissage automatique. Au 30 juin, plus de 900 plateformes de tonte autonomes, récolteuses robotisées et tondeuses automatisées étaient en service dans le monde.
FireFly a adopté son nom actuel en juin, après avoir été connue sous l’appellation FireFly Automatix. Ce projet de cotation succède à une tentative d’introduction en bourse déposée en octobre 2025 puis retirée en mars 2026. La société envisageait alors de lever jusqu’à 29,3 millions de dollars en vendant 4,5 millions d’actions entre 4,50 et 6,50 dollars.
Les comptes montrent une activité en croissance, mais encore déficitaire. Pour le semestre clos le 30 juin, le chiffre d’affaires a atteint 30,5 millions de dollars, contre 22,9 millions un an plus tôt. Dans le même temps, la perte nette s’est creusée de 6,1 à 9,1 millions de dollars. La progression des ventes ne suffit donc pas encore à absorber les dépenses de développement et de commercialisation.
Pour les investisseurs, la cotation directe offre une liquidité aux actionnaires existants sans renforcer la trésorerie de FireFly. Le prix initial dépendra de l’offre et de la demande, faute de fourchette fixée par une émission classique. La croissance du parc installé constitue un point favorable, mais la hausse des pertes, l’absence de nouveaux fonds et la volatilité potentielle des premiers échanges imposent une lecture prudente.


