Les violences et dégradations survenues dans plusieurs grandes villes françaises ont provoqué un mouvement de baisse concentré sur les secteurs directement exposés à la consommation, au tourisme et au risque domestique. Le luxe, la distribution, les centres commerciaux, les assureurs et les banques figurent parmi les compartiments les plus affectés.
À Paris, LVMH reculait de 1,84 %, Kering de 1,54 % et Hermès de 0,30 %. Des boutiques situées rue du Faubourg Saint-Honoré, notamment des enseignes Dior, Saint Laurent et Balenciaga, ont subi des vitrines brisées, des pillages ou des fermetures temporaires. Au-delà des coûts de réparation et des pertes de stocks, le principal risque pour les groupes de luxe serait une baisse durable de l’attractivité de Paris auprès de la clientèle internationale.
Les valeurs liées aux flux de visiteurs ont davantage souffert. Unibail-Rodamco-Westfield perdait 2,18 %, Mercialys 2,44 % et Accor 3,16 %. Selon le président de la Fédération du commerce et de la distribution, environ 1 500 commerçants auraient été directement touchés, pour une facture estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. Carrefour cédait 2,23 %, tandis que Fnac Darty résistait mieux avec un recul de 0,14 %.
Les assureurs étaient également sous pression : AXA perdait 1,42 % et Scor 1,07 %. Un analyste d’AlphaValue estime toutefois que les sinistres ne devraient pas dépasser significativement les budgets consacrés aux événements majeurs, une partie des pertes pouvant être transférée aux réassureurs.
Enfin, les banques combinaient risque politique et tension obligataire. Le rendement français à dix ans atteignait 4,849 %, tandis que Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole baissaient de plus de 2 %. Pour les investisseurs, la durée des perturbations et l’évolution des taux français compteront davantage que le coût matériel immédiat.


