Fort Knox détient-il vraiment l’or des États-Unis ? Un sénateur affirme avoir vu les 147 millions d’onces
Le sénateur Rand Paul affirme avoir visité la chambre forte de Fort Knox le 10 août et confirme la présence des 147 341 858 onces d’or officiellement déclarées. Le stock est toujours comptabilisé à 42,22 $ l’once dans les comptes publics, alors que l’or se traite aujourd’hui autour de 4 372 $ l’once, creusant un écart majeur entre valeur comptable et valeur de marché.
Rand Paul, sénateur républicain du Kentucky, déclare s’être rendu à Fort Knox le lundi 10 août et affirme que tout l’or détenu par les États-Unis y est présent. La Monnaie américaine affiche 147 341 858 onces d’or à Fort Knox, un total rarement observé par des visiteurs externes : seuls des journalistes et des élus s’y sont rendus en 1974, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin en 2017.
Les comptes officiels valorisent ce stock à 42,22 $ l’once, un cours figé depuis 1973. À ce prix comptable, le stock apparaît à environ 6,2 milliards de dollars. En revanche, au prix actuel de l’or rapporté ici (environ 4 372 $ l’once), la valeur de marché s’élèverait à environ 644 milliards de dollars. C’est cet écart gigantesque entre valeur comptable et valeur réelle qui alimente les questions sur la transparence et motive les appels à un audit.
La controverse a connu des épisodes récents : Elon Musk a relancé le débat en février 2025, demandant qui avait vérifié la présence de l’or. L’ancien président Trump a exprimé en 2025 et à nouveau en mai 2026 son souhait d’aller constater lui-même la situation. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a assuré que l’or était « présent et comptabilisé », tout en indiquant en juillet qu’il ne s’était personnellement jamais rendu sur place; des membres de son équipe, dont la Trésorière, avaient toutefois effectué la visite.
Autre information publiée : cinq coffres de Tether Alloy risquent d’être bloqués le 17 septembre portant sur 850 000 $ en XAUT, une donnée distincte qui concerne des avoirs tokenisés adossés à de l’or et qui s’inscrit dans le même débat sur la traçabilité et la garde des réserves physiques.