Les frais hors zone euro prennent plusieurs formes : commissions sur le taux de change, frais fixes par opération ou marge appliquée sur le change, plus d’éventuels prélèvements du distributeur local. Même des montants individuels modestes deviennent significatifs : pour un séjour de deux semaines avec 2 000 € de paiements et trois retraits de 200 €, la différence entre établissements peut atteindre plusieurs dizaines d’euros.

Parmi les banques en ligne, Fortuneo est mise en avant pour ses paiements en devises sans commission et ses retraits gratuits à l’étranger selon la carte détenue, ce qui en fait une référence pour les voyageurs retirant régulièrement des espèces. BoursoBank propose également des paiements gratuits en devises et plusieurs retraits inclus selon la carte, attractive pour ceux qui privilégient les paiements par carte.

Les néobanques séduisent par leurs applications et des taux de change compétitifs : Revolut Standard offre paiements gratuits et retraits gratuits jusqu’à 200 € par mois (ou cinq retraits, selon la première limite atteinte), puis applique une commission de 2 % ; N26 Standard facture les retraits hors zone euro à 1,7 %. Le courtier Valentin Kurt rappelle toutefois qu’il faut surveiller les plafonds gratuits, souvent découverts une fois dépassés.

Les banques traditionnelles restent généralement plus coûteuses hors zone euro, mais elles commercialisent des options voyage à activer avant le départ pour réduire ou supprimer les frais — pratiques pour les voyageurs occasionnels. Le courtier n’exhorte pas forcément à changer de banque : ouvrir un compte gratuit dans une banque en ligne pour les déplacements peut limiter les coûts tout en conservant sa banque principale.

Enfin, choisir une carte sans commission ne garantit pas des retraits totalement gratuits (frais automates possibles) et il est presque toujours préférable d’accepter la devise locale plutôt que la conversion en euros proposée par le terminal.