Ce 1er septembre, les foyers français abonnés aux tarifs indexés verront le prix du gaz augmenter de 5,6 %, soit un passage de 162 à 172 euros le mégawattheure (MWh). Cette mesure concerne environ six millions de ménages, soit 60 % des abonnés résidentiels soumis à l’indexation. Les abonnés au tarif fixe restent, eux, protégés des variations tant que leur contrat est en vigueur.

Les experts interrogés attribuent quasi exclusivement cette poussée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Nicolas Goldberg (Colombus Consulting / Terra Nova) pointe les routes d’acheminement bloquées comme cause principale; Thierry Bros (Sciences Po) souligne que la fermeture du détroit d’Ormuz contraint les pays à rechercher d’autres fournisseurs. Depuis le début du conflit, le prix du gaz a selon le texte bondi de près de 24 %.

Sur les marchés, le contrat néerlandais TTF, référence européenne, a dépassé 70 €/MWh fin août, contre 30 €/MWh avant le début de la guerre. Des analyses de Goldman Sachs indiquent que le prix du MWh pourrait même franchir la barre des 100 € en décembre, renforçant le risque d’une forte hausse des factures lorsque le chauffage sera rallumé à l’automne.

Côté conséquences pour les ménages, la hausse de septembre peut représenter jusqu’à 100 € supplémentaires sur l’année pour un foyer. Les recommandations diffusées dans l’article poussent les abonnés indexés à lire attentivement leurs factures et à comparer les offres : Nicolas Goldberg conseille d’examiner les offres au tarif fixe malgré une période peu optimale pour changer, tandis que Clarisse Berger (Que Choisir Ensemble) invite à faire jouer la concurrence entre fournisseurs.

L’hiver s’annonce donc tendu sur le plan gaziérs: tensions d’approvisionnement, prix de référence en hausse et perspectives de coûts plus élevés pour les ménages dépendants des tarifs indexés.