Le secteur britannique des services a conservé une dynamique positive en septembre, sans toutefois accélérer. L’indice PMI définitif de S&P Global est ressorti à 52,1, contre 52,5 en août. Il reste au-dessus du seuil de 50 qui sépare expansion et contraction, mais signale l’une des progressions les plus faibles observées depuis juin.

Le point le plus sensible pour les investisseurs se situe du côté des prix. La hausse des carburants liée au conflit au Moyen-Orient, combinée aux pressions salariales, a porté l’inflation des coûts des intrants à son plus haut niveau depuis juin. Plus d’un tiers des entreprises interrogées ont déclaré une augmentation de leurs charges moyennes. En réaction, les prestataires de services ont relevé leurs tarifs au rythme le plus rapide depuis mai, interrompant l’amélioration constatée au milieu de l’année.

Le tableau de l’emploi reste en revanche fragile. Les effectifs ont diminué pour le 24e mois consécutif, soit la plus longue période de baisse depuis le début de cette série statistique en 1997. Cette contraction persistante suggère que les entreprises cherchent à préserver leurs marges alors que leurs coûts remontent et que la demande ne progresse que modérément.

L’indice PMI composite, qui agrège services et industrie manufacturière, a également ralenti, passant de 52,5 en août à 52,0 en septembre. L’économie privée britannique demeure donc en croissance, mais avec une combinaison peu confortable: activité modeste, inflation des prix de vente plus ferme et réduction continue de l’emploi.

Pour les marchés, cette configuration limite la visibilité sur les prochaines décisions de la Banque d’Angleterre. Une inflation des services plus tenace pourrait retarder l’assouplissement monétaire, alors qu’une détérioration supplémentaire de l’emploi plaiderait au contraire pour davantage de soutien à l’activité.