Getty Images a officiellement engagé une procédure de restructuration sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Cette étape intervient après l’échec du projet de fusion avec Shutterstock, dans un contexte de dette importante et de concurrence croissante des images générées par intelligence artificielle.

Le plan prévoit une privatisation de la société. Les filiales de la famille Getty et Koch Equity Development doivent détenir 100 % du capital à l’issue de la restructuration. Koch s’est engagé à apporter jusqu’à 533 millions de dollars de nouveaux fonds propres. Un financement pouvant atteindre 143 millions de dollars doit par ailleurs soutenir le processus lui-même.

Getty a lancé une procédure de consultation pour obtenir l’approbation formelle de son plan de réorganisation. L’entreprise prévoit de terminer l’opération avant la fin de l’année. Dans son dossier déposé auprès du tribunal des faillites du Delaware, elle évalue ses actifs comme ses passifs dans une fourchette comprise entre 1 et 10 milliards de dollars.

Le groupe affirme que ses activités doivent continuer normalement pendant la procédure, sans incidence attendue sur les contributeurs, clients, partenaires, salariés ou fournisseurs. Pour les actionnaires, l’enjeu est cependant différent : le passage sous contrôle intégral des nouveaux propriétaires signifie que la valeur résiduelle des titres existants dépendra des conditions juridiques précises du plan.

Cette restructuration illustre aussi la pression que l’IA générative exerce sur les modèles économiques traditionnels de contenus visuels, en plus du poids de l’endettement.