Les marchés européens affichent une forte dispersion sectorielle. Les publications d’entreprises soutiennent certains titres, tandis que la remontée des rendements obligataires pèse sur les valeurs technologiques et les sociétés exposées aux investissements dans les centres de données.

GL events gagne environ 22 % après avoir relevé sa prévision de croissance organique pour 2026 à plus de 10 %, contre plus de 8 % auparavant. Le chiffre d’affaires du troisième trimestre a progressé de 44,3 % à 415,9 millions d’euros. Les activités Live et Venues ont compensé le recul des salons propriétaires, confirmant le rôle du modèle diversifié du groupe.

Ericsson avance d’environ 9 % après des résultats supérieurs aux attentes. Son EBITA ajusté atteint 10,1 milliards de couronnes suédoises, contre 7,9 milliards anticipés, avec une marge de 17 %. La division Networks a porté la performance, même si le groupe avertit que le renchérissement des puces mémoire pourrait peser sur ses marges l’an prochain.

D’autres mouvements sont davantage liés à des annonces spécifiques. FlatexDEGIRO rebondit de 7,5 % après avoir demandé l’autorisation de lancer un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 100 millions d’euros. SES progresse de 6,1 % après un double relèvement de recommandation d’Oddo BHF. Les groupes de défense avancent également, dans un contexte de réflexion en Norvège sur les restrictions d’investissement du fonds souverain dans certains fabricants d’armement.

À l’inverse, les semi-conducteurs subissent un net repli. AT&S perd 9,7 %, ASM International 8,2 %, Technoprobe 8 %, Infineon 7,4 %, STMicroelectronics 5,9 % et ASML 5,1 %. Le mouvement intervient après une accélération de l’inflation américaine à 3,7 % sur un an en septembre, avec une composante sous-jacente à 2,6 %. La hausse des anticipations de taux pénalise particulièrement les valeurs dont la valorisation repose sur des bénéfices lointains.

Le repli touche aussi des fournisseurs d’équipements et d’infrastructures liés aux centres de données, dont Siemens Energy, Prysmian, ABB, Legrand et Schneider Electric. Cette séance rappelle que le thème de l’intelligence artificielle n’évolue pas en ligne droite : même avec une demande structurelle solide, les multiples peuvent se contracter lorsque le coût du capital remonte. Pour l’investisseur, la qualité des résultats et la sensibilité aux taux redeviennent des facteurs de différenciation majeurs.