Goldman Sachs a relevé sa recommandation sur Harbour Energy à « achat » et porté son objectif à 350 pence, soit 40 % de hausse par rapport à son précédent objectif de 250 pence. La révision repose sur des hypothèses de prix des matières premières plus élevées (Brent à 91 $/b et TTF à 19,10 $/MWh) et une valorisation par actif net qui traduit des flux de trésorerie disponibles supérieurs de 22 % en 2026 et de 106 % en 2027 dans son modèle.

Sur ces hypothèses, Goldman Sachs estime des flux de trésorerie disponibles d’environ 2,6 Md$ pour 2026 et 2,1 Md$ pour 2027. Ces chiffres se comparent aux prévisions publiées par Harbour (1,8 Md$ en 2026 sur la base d’un Brent à 85 $ et d’un TTF à 15 $). Le courtier souligne que la transaction LLOG a renforcé les perspectives 2026 et que la société affiche déjà des prévisions de production relevées pour 2026 à 490.000–500.000 barils équivalent pétrole par jour, avec une production pro forma attendue à 475.000–500.000 boe/j jusqu’en 2030.

Goldman Sachs met en avant le levier gazier de Harbour : 40 % de sa production est exposée au prix TTF, soit environ 25 % d’exposition nette après couvertures. À partir d’un scénario prudent, le broker calcule qu’au bas de la fourchette de distribution de 45 %, Harbour pourrait racheter environ 875 M$ d’actions en 2026, correspondant à un rendement en liquidités d’environ 17,5 %, bien au‑dessus de la moyenne sectorielle européenne E&P de 11,4 %. Le titre est considéré comme « bon marché » à 2,4x valeur d’entreprise/flux de trésorerie ajustés de la dette après une sous-performance relative cette année.

Les risques identifiés incluent une normalisation plus rapide des exportations du Moyen‑Orient ou une montée en puissance accélérée du GNL à partir de 2027, une exécution opérationnelle décevante, des retours aux actionnaires inférieurs aux attentes, des retards ou moins de succès en Argentine et au Mexique, des coûts de démantèlement supérieurs et un possible ajustement fiscal au Royaume‑Uni. L’équipe matières premières de Goldman anticipe par ailleurs un TTF pour décembre 2026 au‑dessus de 100 €/MWh si les exportations du Moyen‑Orient ne se normalisent que progressivement.