Alphabet, maison mère de Google, serait sur le point de conclure avec Constellation Energy un contrat pluriannuel d’approvisionnement en électricité nucléaire d’un montant d’au moins 1 milliard de dollars. L’accord pourrait être annoncé dès cette semaine, selon des informations attribuées à des personnes proches du dossier. Google n’avait pas pu être joint immédiatement et Constellation a refusé de commenter : les modalités restent donc non confirmées.

L’intérêt stratégique est clair. La croissance de l’intelligence artificielle augmente rapidement les besoins électriques des centres de données, qui exigent une alimentation disponible en continu. Le nucléaire répond à cette contrainte avec une production pilotable et peu carbonée, ce qui le différencie des sources renouvelables intermittentes. Pour Google, sécuriser une capacité sur plusieurs années peut réduire le risque de pénurie locale et donner davantage de visibilité sur une partie de ses coûts énergétiques.

Cette opération s’inscrirait dans une série d’engagements du groupe. Google s’est associé l’an dernier à NextEra Energy pour relancer une centrale nucléaire dans l’Iowa. Il a également conclu le mois dernier un accord avec Southern Company afin de soutenir la modernisation de deux centrales. Constellation dispose déjà de contrats d’approvisionnement avec Amazon et Microsoft, ce qui confirme la convergence des grands groupes technologiques vers des accords énergétiques de long terme.

Pour Constellation, un contrat supérieur à 1 milliard de dollars renforcerait la visibilité des revenus et validerait la valeur stratégique de son parc auprès des opérateurs de centres de données. Pour Alphabet, l’impact financier immédiat serait probablement absorbable compte tenu de sa taille, mais l’enjeu économique se situe dans la durée : prix convenu, volume livré, localisation des actifs et éventuels investissements nécessaires.

Les investisseurs doivent toutefois distinguer une information de presse d’un accord définitif. La valeur créée dépendra des conditions contractuelles et de la capacité réelle à mettre l’électricité à disposition au rythme de la demande liée à l’IA.