GTT traverse un creux d’activité attendu sans modifier ses objectifs pour 2026. Le spécialiste des systèmes de confinement pour le transport maritime de gaz liquéfié a publié un chiffre d’affaires de 570,1 millions d’euros sur les neuf premiers mois, en baisse de 4,9 % sur un an.

Le recul s’explique notamment par la diminution du nombre de méthaniers actuellement en construction. Ce décalage reflète le faible niveau de commandes enregistré durant les neuf premiers mois de 2025. Le modèle de GTT comporte en effet un temps long entre la commande d’un navire, sa construction et la reconnaissance progressive des revenus liés aux licences et prestations.

La visibilité future reste néanmoins soutenue par le carnet de commandes. Entre janvier et fin septembre 2026, le groupe a enregistré 80 commandes, dont 71 portant sur de nouveaux méthaniers. Les livraisons correspondantes sont prévues entre 2028 et 2030. Cette séquence illustre un contraste important pour l’investisseur : le chiffre d’affaires actuel ralentit, alors que l’activité commerciale prépare des revenus sur plusieurs années.

GTT maintient ses objectifs annuels malgré un contexte géopolitique qualifié d’incertain. La confirmation de la guidance réduit le risque d’une dégradation immédiate, mais elle devra être confrontée au rythme réel d’avancement des navires et à la conversion du carnet en chiffre d’affaires.

Le groupe a parallèlement annoncé la nomination de Catherine Ronge à la présidence du conseil d’administration à compter du 16 novembre, en remplacement de Philippe Berterottière, démissionnaire. Ce changement de gouvernance ne modifie pas à lui seul la trajectoire opérationnelle. Les points déterminants restent la cadence de construction, les nouvelles commandes et le respect des objectifs 2026.