La récente interview de Donald Trump sur Fox News a relancé les tensions: le président américain a menacé d’attaquer Oman si le sultanat « se met en travers de notre chemin », en lien avec les discussions en cours entre Mascate et Téhéran sur le passage des navires dans le détroit d’Ormuz. Ces entretiens, qualifiés de « sérieux » par la diplomatie iranienne, interviennent 60 jours après la signature d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran destiné à ouvrir la voie à un règlement pacifique, mais dont le délai de négociation est aujourd’hui contesté par l’Iran.

Téhéran estime que ce délai est rendu caduc par des « violations » imputées à Washington, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï, qui affirme par ailleurs considérer comme « prisonniers » trois pilotes iraniens disparus après une opération contre la base américaine d’Al-Udeid au Qatar. Doha nie détenir ces pilotes et dit avoir mené des recherches sans succès, tandis que Téhéran réclame des clarifications sur leur sort.

Sur d’autres fronts, la situation dégénère: les rebelles houthis du Yémen ont déclaré avoir visé un navire militaire saoudien en mer Rouge avec plusieurs missiles balistiques, indiquant également la présence de quatre vedettes militaires. L’Arabie saoudite n’a pas réagi immédiatement. Ce regain d’hostilités intervient après la reprise des combats entre Houthis et forces yéménites soutenues par Ryad, mettant fin à une trêve en vigueur depuis 2022.

Enfin, le Kurdistan irakien a été la cible d’une attaque de drones attribuée à l’Iran, selon le Premier ministre Masrour Barzani: la résidence du directeur des services de renseignement locaux a été touchée sans faire de victimes. L’ensemble de ces éléments illustre une multiplication des incidents transfrontaliers et maritimes, avec des acteurs régionaux et internationaux directement impliqués et des risques d’escalade à plusieurs niveaux.