La BCE a procédé à un nouveau resserrement monétaire, portant son principal taux directeur à 2,5%, soit une hausse d'un quart de point. Cette décision suit déjà une remontée en juin et s'inscrit dans un contexte où la hausse des prix de l'énergie — carburants et gaz — reste un facteur dominant de l'inflation en zone euro. L'institution indique une prévision d'inflation à 3% pour 2026, au-dessus de son objectif de 2%.
Lors de la conférence de presse, la présidente Christine Lagarde a souligné l'incertitude des prochains mois : risques simultanés d'accélération de l'inflation et de ralentissement de la croissance. La BCE se dit prête à adapter sa politique « au fil de l'eau », sans exclure d'autres hausses lors des réunions d'octobre et décembre. L'argument central reste la maîtrise de la stabilité des prix face à la crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient.
Pour les ménages français, l'impact le plus direct est la hausse des taux des crédits immobiliers et des prêts à la consommation, liés aux taux directeurs. Les emprunts deviennent plus coûteux, ce qui pèse sur le pouvoir d'achat et sur la capacité d'achat immobilier. Les entreprises voient aussi leur coût de financement augmenter, ce qui risque de freiner les investissements et la création de croissance.
Enfin, l'État français subit déjà la montée du coût de la dette : le pays emprunte autour de 4,4%, un niveau élevé inédit depuis plus de quinze ans. Le gouvernement anticipe des efforts budgétaires accrus et prépare une révision des prévisions économiques pour 2026-2027, après que l'Insee a prévu une croissance en repli (0,4% pour 2026) et une inflation à la hausse.

