Les marchés européens abordent la séance sur une tentative de rebond après les fortes secousses provoquées par le secteur de l’intelligence artificielle. Les premières indications donnaient le CAC 40 en hausse de 0,52 % à l’ouverture, le DAX de 0,70 %, l’Euro Stoxx 50 de 0,71 % et le Stoxx 600 de 0,44 %. Le FTSE 100 était attendu proche de l’équilibre.
L’élément déclencheur reste CoreWeave. L’opérateur de centres de données, déficitaire et soutenu par Nvidia, porte près de 50 milliards de dollars de dette selon les données de LSEG. Sa débâcle a alimenté une vague de ventes sur les valeurs technologiques aux États-Unis, en Asie et en Europe, avant une stabilisation partielle du titre jeudi soir. L’épisode rappelle que les investissements massifs dans les infrastructures d’IA doivent encore démontrer leur rentabilité et leur capacité à financer durablement leur croissance.
Le contexte obligataire offre cependant un soutien. Après la baisse des rendements de jeudi, les investisseurs ont retrouvé un peu d’appétit pour le risque. Le rendement américain à dix ans évoluait autour de 5,08 %, tandis que le dollar se dirigeait vers sa première baisse hebdomadaire en cinq semaines. L’euro progressait légèrement à 1,1225 dollar. Le Brent reculait à 105,47 dollars le baril et le WTI à 97,46 dollars, tout en restant orientés à la hausse sur la semaine.
Wall Street a déjà amorcé un rebond : le Dow Jones a gagné 1,08 %, le S&P 500 0,33 % et le Nasdaq seulement 0,08 %, signe que la prudence reste plus forte sur la technologie. En Asie, le Nikkei remontait de 1,75 % après six séances de baisse, mais conservait un recul hebdomadaire proche de 5 %.
La séance dépendra des prises de parole de responsables de banques centrales, des résultats d’ABB et de General Motors, de l’inflation définitive en zone euro et de la production industrielle américaine. Pour l’investisseur, le rebond technique ne signifie donc pas encore que le risque lié aux valorisations et au financement de l’IA est dissipé.


