Iambic Therapeutics a chuté jusqu’à 41 % lundi pour atteindre 14,10 dollars, passant sous le prix de 16 dollars retenu lors de son introduction en Bourse. Le mouvement intervient dès la troisième séance de cotation de cette société qui utilise l’intelligence artificielle pour développer des médicaments.

L’entreprise avait levé 150 millions de dollars lors de son entrée en Bourse. Le titre avait ouvert jeudi à 16,15 dollars, légèrement au-dessus du prix d’offre situé au milieu de la fourchette annoncée. L’enthousiasme s’était ensuite fortement accéléré : vendredi, l’action avait terminé à 23,81 dollars, en hausse d’environ 26 % sur la séance, après un sommet à 25 dollars. Le repli vers 14,10 dollars efface donc rapidement cette prime initiale.

Cette amplitude rappelle le caractère spéculatif des premières séances d’une nouvelle cotation, particulièrement dans les biotechnologies. Le nombre de titres disponibles peut être limité, les repères de valorisation restent fragiles et les mouvements sont parfois amplifiés par des investisseurs de court terme. À cela s’ajoute un contexte moins favorable aux actifs risqués : la volatilité générale et la hausse des rendements obligataires réduisent l’appétit pour des sociétés dont la valeur repose largement sur des résultats futurs.

Iambic développe des candidats-médicaments contre les tumeurs solides au moyen de sa plateforme d’IA. Elle bénéficie du soutien de Nvidia et a conclu des partenariats avec AbbVie et Takeda. Ces relations renforcent la crédibilité industrielle du projet, mais elles ne suppriment pas les risques propres au développement pharmaceutique, comme l’incertitude clinique, les délais réglementaires et les besoins de financement.

Pour les investisseurs, le passage sous le prix d’introduction n’est pas, à lui seul, une preuve de sous-évaluation. La priorité reste d’évaluer la trésorerie issue de l’opération, le calendrier des programmes et les prochaines données scientifiques.