Bruno Le Maire, ex-ministre de l’Économie pendant sept ans et actuel député de l’Eure, a repris la parole publiquement en présentant son ouvrage Le temps d’une décision. Sur CNews, il a dressé un diagnostic sévère: selon lui, la France ne peut plus «financer la protection sociale sur le travail» et doit opérer des choix structurels après quarante années de dérive des politiques publiques.

Pour rééquilibrer les comptes et «remettre de l’ordre dans la dépense», il propose plusieurs mesures concrètes: augmenter la TVA de deux à trois points, réduire «un certain nombre d’aides sociales trop généreuses» (citée la limitation des franchises sur les médicaments, le remboursement intégral des transports médicaux, les arrêts maladie et le RSA) et taxer davantage les importations à forte empreinte carbone. Il suggère également d’augmenter la taxation des géants du numérique pour dégager des marges de manœuvre.

L’objectif affiché est de dégager des ressources permettant d’obtenir «des salaires nets plus élevés» sans peser exclusivement sur l’emploi. Le Maire reconnaît toutefois les limites des orientations passées et affirme n’avoir «pas traité les choix fondamentaux» pendant son passage à Bercy, tout en revendiquant d’avoir mené des réformes utiles, notamment en faveur de l’industrie et de la réforme fiscale de 2017.

Enfin, il réitère son souhait de préserver les petites retraites et annonce qu’il ne sera pas candidat en 2027. Son discours mêle diagnostic économique, propositions fiscales et sujet social, soulignant l’urgence selon lui de décisions radicales ou la poursuite de réformes qui, à ses yeux, conduiraient à l’échec.