Le gouvernement finalise un budget que l'exécutif souhaite présenter à l'Assemblée nationale le 30 septembre, dans le respect du calendrier parlementaire qui impose une transmission avant le 6 octobre. L'orientation générale annoncée est résolument axée sur des mesures d'économies, avec l'ambition affichée d'éviter que le déficit public ne dépasse 5 % en 2027.
Bruno Le Maire, qui a occupé le ministère de l'Économie pendant les sept premières années du quinquennat d'Emmanuel Macron, propose d'«acter le frein d'urgence» consistant à désindexer les pensions de retraite, les minima sociaux et le barème de l'impôt sur le revenu. Il précise cependant que cette désindexation ne doit pas toucher les «petites retraites» : selon ses propos, une pension de l'ordre de 1 200 à 1 300 euros par mois serait vulnérable à une telle mesure et risquerait de placer des ménages dans une situation «extrêmement difficile».
Parmi les leviers d'économies évoqués, Bruno Le Maire suggère aussi d'interroger les prestations liées aux personnes étrangères en situation irrégulière, estimant qu'il faut «revoir toutes les allocations» qui leur sont accordées et dénonçant des montants «extraordinairement élevés». Le texte rappelle cependant le cadre existant : les personnes en situation irrégulière n'ont pas droit au RSA, aux allocations familiales ou aux APL, mais peuvent bénéficier de l'Aide médicale d'État (AME) sous conditions de ressources et de résidence (plus de trois mois). La dépense consacrée à l'AME est chiffrée à 1,2 milliard d'euros pour 2025.
Enfin, l'article mentionne la possible remise en cause de dispositifs familiaux tels que la majoration de 10 % pour trois enfants, sans toutefois détailler de mesures précises ni chiffrer les économies attendues. Les propositions de Le Maire s'inscrivent dans un débat public imminent sur l'équilibre entre rigueur budgétaire et protection des populations les plus fragiles.


