La CFDT remet en avant une proposition sensible sur la fiscalité des successions. Intervenant sur RTL le 25 août, Marylise Léon a expliqué que la majorité des transmissions échappent aujourd’hui à l’imposition et réclame une révision «en profondeur» des droits de succession, en défendant l’idée que tous les héritages soient taxés «dès le premier euro». Le syndicat justifie cette option comme une mesure de «justice sociale» visant à réduire un «manque à gagner» fiscal identifié par la secrétaire générale.
La cheffe de la CFDT reconnaît la difficulté politique de la mesure: elle interroge publiquement la capacité des responsables politiques à assumer un changement susceptible de «bouleverser une partie de leur électorat». Pour cadrer le débat, la CFDT prévoit d’organiser, début 2027, des échanges avec les candidats à la présidentielle pour présenter et discuter ses propositions. La démarche se veut ciblée: certains candidats proches des positions défendues ont déjà esquissé des mesures similaires, comme Raphaël Glucksmann qui parle d’un impôt «sur les grandes successions».
Le rappel factuel cité par Marylise Léon renvoie à une estimation de février 2022 attribuée à l’ancien ministre Bruno Le Maire selon laquelle deux tiers des successions ne seraient soumises à aucun droit de succession. Ce chiffre sert d’argument pour illustrer l’ampleur des éventuelles pertes de recettes fiscales et soutenir la nécessité d’un changement de régime. Enfin, la CFDT pose des limites politiques explicites: elle exclut d’emblée tout dialogue avec les candidats d’extrême droite, Marine Le Pen étant notamment citée comme non conviée aux discussions.


