Berlin a validé un texte visant à alléger la pression fiscale sur les ménages modestes et moyens tout en augmentant la contribution des plus aisés. Le plan prévoit une baisse d'impôts de 10 milliards d'euros et des effets pleinement attendus en 2028, avec une mise en œuvre progressive dès 2027-2028. Le ministère des Finances souligne l'effet concret pour les familles : une famille avec deux enfants et 60 000 euros de revenus imposables percevra 600 euros de plus par an à partir de 2028.

Les allocations familiales augmenteront également : de 259 à 267 euros par enfant et par mois dès 2027, puis à 272 euros l'année suivante. Sur le barème, le taux marginal de 42 % s'appliquera désormais à partir de 70 600 euros (contre 69 879 euros aujourd'hui). Le seuil d'entrée dans la tranche «impôt sur les riches» à 45 % descend à 250 000 euros (au lieu de 277 826 euros).

La nouveauté la plus marquante est la création d'une tranche supérieure à 47 % pour les revenus imposables supérieurs ou égaux à 280 000 euros par an. Cette disposition place l'Allemagne au-dessus du taux marginal français de 45 %. Le texte suscite des critiques : des réserves ont été exprimées au sein même du gouvernement, et les organisations patronales, dont la Fédération allemande de l'industrie (BDI) et la Chambre de commerce et d'industrie (DIHK), estiment que la hausse d'imposition pèsera sur l'investissement et touchera surtout les petites et moyennes entreprises.

Des voix du monde économique mettent en garde contre un impact négatif sur la création d'emplois et la formation, Helena Melnikov (DIHK) soulignant que la mesure pèse sur les entreprises qui investissent et créent des emplois. Le débat politique et économique autour de l'équilibre entre soutien aux ménages et attractivité fiscale devrait rester vif pendant la mise en œuvre du projet.