La revalorisation annuelle de la valeur locative cadastrale (VLC) de 0,8% explique l’essentiel de l’évolution de la taxe foncière pour 2026. Appliquée à la moyenne nationale 2025 de 1 117 €, elle porterait la charge moyenne à 1 126 €, soit une augmentation de 9 €. Ce mouvement est nettement plus contenu que les hausses précédentes : +7,1% en 2023, +3,9% en 2024 et +1,7% en 2025.

En déclinaison par type de logement, la même base conduit à une taxe moyenne pour les maisons de 1 072 € à 1 081 €, et pour les appartements de 851 € à 858 €. Mais la VLC n’est qu’un des éléments du calcul : les taux votés par les communes et intercommunalités peuvent majorer ou tempérer la hausse finale. En 2025, la DGFiP notait que la collecte effective avait augmenté de 2,4% — plus que la revalorisation des bases — du fait de ces variations de taux.

Les arbitrages des collectivités en 2026 ont été pris dans un contexte de renouvellement municipal et d’incertitudes autour de la loi de finances, ce qui a favorisé la stabilité des taux. Le cabinet FSL observe une évolution moyenne de 0% pour les villes de plus de 100 000 habitants en 2025, puis une baisse moyenne de 0,2% en 2026. Au total, seulement 4 386 communes (12,6% des ~35 000) ont augmenté leur taux en 2025, tandis que 390 villes (1%) l’ont diminué.

Côté calendrier pratique, les avis pour les foyers non mensualisés seront mis en ligne dès le 27 août ; pour les mensualisés, la mise en ligne est attendue le 19 septembre avec un envoi postal fin septembre/début octobre. Le paiement en une fois est exigible le 15 octobre (prolongé au 20 octobre minuit pour le paiement en ligne) et le prélèvement interviendra le 26 octobre. Les mensualisés verront une adaptation du prélèvement le 15 octobre et éventuellement un prélèvement complémentaire le 16 novembre.