Les propriétaires reçoivent actuellement leur avis de taxe foncière 2026. Même lorsque les collectivités n’ont pas modifié leurs taux, la facture progresse d’au moins 0,8 %, en raison de la revalorisation nationale des valeurs locatives cadastrales liée à l’inflation. Le paiement doit intervenir au plus tard le 15 octobre pour les règlements classiques et le 20 octobre en ligne.

La stabilité des taux locaux reste majoritaire. Sur 34 841 communes françaises, 29 893, soit 85,8 %, ont reconduit leur taux de taxe foncière sur les propriétés bâties. Une hausse a toutefois été votée dans 4 731 communes, représentant 13,6 % du total, tandis que seulement 217 communes ont abaissé leur taux. Les augmentations concernent plus fréquemment les petites collectivités : la part des habitants concernés atteint 14,3 % dans les communes de moins de 500 habitants et 14,8 % dans celles comptant entre 500 et 3 500 habitants.

Les situations peuvent fortement varier à l’intérieur d’un même département. Dans le Rhône, les plus fortes hausses de taux communal citées concernent Charly, Les Sauvages et Mornant, avec respectivement 17,65 %, 12,28 % et 11,74 %. Chassieu est la seule commune du département mentionnée comme ayant réduit son taux, passé de 30,68 % à 29 %. En niveau cumulé communal et intercommunal, Rontalon affiche 43,1 %, devant Mornant à 39,3 % et Vaulx-en-Velin à 38,04 %.

La taxe repose sur deux composantes : une base cadastrale, correspondant au loyer annuel théorique du bien, et les taux votés par les collectivités. En 2025, cet impôt sur les propriétés bâties a rapporté 55,1 milliards d’euros, soit 2,8 % de plus qu’en 2024. Pour mesurer l’évolution réelle de sa facture, il faut donc séparer la revalorisation nationale de la décision prise localement.