La campagne de recouvrement de la taxe foncière 2025 débute le 27 août en ligne. Au niveau national, la taxe sur les propriétés bâties (TFPB) a permis de collecter 55,1 Md€ en 2025, en hausse de 2,8 % par rapport à 2024, après des progressions plus soutenues les années précédentes (+5,4 % en 2024, +9,7 % en 2023). La DGFIP souligne un net ralentissement de la hausse en 2025 et met en avant trois facteurs explicatifs : l’effet taux (proche de 0 en années pré‑électorales comme 2019 et 2025), l’effet volume (nombre et qualité du foncier bâti taxé) et l’effet valorisation (revalorisations annuelles et modifications des méthodes d’évaluation). La TFPB est calculée à partir de la valeur cadastrale et des taux votés par les collectivités, et s’applique aux propriétaires au 1er janvier.

Dans le détail lorrain, la majorité des intercommunalités voient le coût moyen par m² augmenter : 65 sur 67 enregistrent une hausse en 2025. Les plus fortes progressions locales sont observées dans l’agglomération d’Épinal (+6 %) et le Val de Fensch (+5 %), tandis que Metz, Verdun, Saint‑Avold et Pont‑à‑Mousson affichent des variations limitées (moins de 2 %). Deux communautés présentent une légère baisse : la CC de l’Aire à l’Argonne (Meuse) et la CC du Pays de Bitche (Moselle).

Les niveaux moyens au m² varient fortement selon l’urbanisation. En Lorraine, les montants les plus élevés se trouvent dans la métropole du Grand Nancy (8,89 €/m²), la CC du Pays Haut Val d’Alzette (6,96 €/m²), la communauté d’agglomération Portes de France‑Thionville (6,95 €/m²) et Metz Métropole (6,88 €/m²). À l’opposé, les plus bas niveaux sont mesurés dans la CC du Pays du Sanon (1,84 €/m²), la CC du Saulnois (1,80 €/m²) et la CC Altitude 800 (1,78 €/m²).

Ces différences reflètent l’effet de la localisation urbaine sur la base taxable et la politique tarifaire des collectivités locales, tandis que l’inflation et les réformes d’évaluation ont pesé sur les évolutions récentes.