L’Oil and Gas Climate Initiative, qui réunit douze grands groupes pétroliers et gaziers, a publié le 1er octobre 2026 son rapport annuel de progrès. L’organisation indique que ses membres ont atteint leur objectif collectif d’intensité carbone pour les activités amont en 2025 et maintenu leur intensité méthane nettement sous 0,20 % pour la cinquième année consécutive.
Le bilan présenté couvre des groupes comme Aramco, BP, Chevron, Eni, Equinor, Exxon Mobil, Occidental, Petrobras, Shell et TotalEnergies. Selon l’OGCI, leurs émissions de méthane sur les opérations amont ont diminué collectivement de 63 % depuis 2017, tandis que le torchage de routine a reculé de 72 %. L’organisation chiffre aussi à 125 milliards de dollars les investissements cumulés de ses membres dans les technologies et solutions bas carbone depuis cette date, notamment les renouvelables, les biocarburants et le captage, l’utilisation et le stockage du CO2.
Pour l’investisseur, ces indicateurs ont une double lecture. Une baisse durable des fuites de méthane et du torchage peut réduire les volumes perdus, les coûts de conformité et l’exposition à de futures normes plus strictes. Elle peut aussi améliorer l’acceptabilité de certains actifs gaziers. Mais les chiffres sont des résultats collectifs publiés par l’initiative elle-même. Ils ne disent pas comment les progrès se répartissent entre chaque groupe, ni quel rendement financier produisent les investissements bas carbone.
La prochaine étape se jouera donc au niveau des entreprises. L’OGCI annonce une feuille de route orientée vers 2030, avec la réduction du méthane, le déploiement du captage de CO2 et les carburants bas carbone parmi ses priorités. Les investisseurs devront comparer les engagements communs aux dépenses réelles, aux trajectoires individuelles d’émissions et à la génération de trésorerie. La qualité d’exécution comptera davantage que l’adhésion à une ambition collective.
