Le Conseil de l’Union européenne a décidé le 9 octobre 2026 de retirer Panama et le Viêt Nam de sa liste des juridictions non coopératives à des fins fiscales. Après cette mise à jour, huit territoires restent inscrits : les Samoa américaines, Anguilla, Guam, Palaos, la Russie, les îles Turques-et-Caïques, les îles Vierges américaines et Vanuatu.

Cette liste sert à encourager le respect des standards internationaux de bonne gouvernance fiscale. Elle distingue les juridictions qui ne satisfont pas aux critères européens ou qui n’ont pas honoré leurs engagements de réforme. Le Conseil a également mis à jour l’annexe consacrée aux pays qui coopèrent avec l’Union et poursuivent des ajustements de leur cadre fiscal.

Pour les investisseurs, le retrait d’un pays ne constitue pas un jugement global sur son économie, son système bancaire ou la qualité de ses actifs. Il peut néanmoins réduire une partie du risque de réputation et simplifier certaines procédures internes de contrôle pour les groupes exposés à ces marchés. Les effets concrets dépendront des règles appliquées par chaque État membre, par les banques et par les entreprises dans leurs politiques de conformité.

La décision peut ainsi compter pour les sociétés ayant des filiales, des flux commerciaux ou des structures de financement au Panama ou au Viêt Nam. Elle ne supprime pas les obligations de vigilance, mais modifie le cadre de référence utilisé par certains départements fiscaux et responsables du risque. À l’inverse, les entités liées aux huit juridictions encore inscrites peuvent rester soumises à un examen renforcé, avec des coûts administratifs et une attention réputationnelle plus élevés.

L’enjeu pour le marché est donc essentiellement microéconomique. Les investisseurs doivent observer comment les groupes cotés décrivent leurs implantations, leurs risques fiscaux et leurs procédures de contrôle, sans déduire mécaniquement de la décision européenne une amélioration des perspectives bénéficiaires.