La clause bénéficiaire est probablement l’une des lignes les plus importantes d’un contrat d’assurance-vie.

Elle détermine qui recevra le capital au décès de l’assuré.

Pourtant, de nombreux épargnants conservent pendant des décennies la clause standard proposée lors de l’ouverture.

Cette solution peut être suffisante dans une situation familiale simple.

Mais une naissance, un divorce, un remariage ou le décès d’un bénéficiaire peut totalement modifier la stratégie souhaitée.

La rédaction doit également anticiper certaines situations.

Que se passe-t-il si un enfant décède avant l’assuré ?

Ses propres enfants doivent-ils recevoir sa part ?

Le capital doit-il être réparti à parts égales ?

Le conjoint doit-il recevoir la totalité ou seulement une partie ?

La clause peut généralement être modifiée tant que le bénéficiaire n’a pas accepté le bénéfice du contrat dans les conditions prévues par la loi.

L’assurance-vie permet donc une grande liberté de transmission.

Mais cette liberté implique une responsabilité : la clause doit être régulièrement relue.

Un contrat parfaitement investi peut produire un résultat patrimonial très différent de celui prévu simplement à cause de quelques mots mal rédigés.