Le marché automobile américain est en train de changer plus rapidement qu'il n'y paraît. General Motors, Ford et Stellantis continuent de vendre davantage de véhicules, mais leur poids relatif recule face aux constructeurs asiatiques.
Le problème vient notamment de l'évolution de la demande. Les automobilistes américains se tournent davantage vers des véhicules plus petits, hybrides et moins gourmands en carburant. Or Toyota, Honda, Hyundai ou Kia disposent d'une offre particulièrement développée sur ces segments.
Pour les constructeurs américains, le défi est double. Ils doivent continuer à financer la transition vers l'électrique tout en adaptant leur gamme thermique et hybride à des consommateurs devenus beaucoup plus sensibles au prix du carburant et au coût total d'utilisation.
Les grands pick-up et SUV restent extrêmement rentables, mais ils exposent les groupes américains aux variations du pétrole. À l'inverse, les constructeurs japonais et coréens peuvent davantage amortir ces périodes grâce à leurs motorisations hybrides.
Cette évolution est importante pour les investisseurs. Une hausse du chiffre d'affaires ne suffit plus. Il faut désormais regarder la part de marché, les remises commerciales, le mix produit et surtout la marge réalisée sur chaque véhicule.
Le prochain cycle automobile américain pourrait donc être moins favorable aux constructeurs historiquement dominants qu'aux groupes capables d'adapter rapidement leur gamme.
