Mattel traverse une période stratégique particulièrement délicate.
Le propriétaire de Barbie, Hot Wheels et Uno doit simultanément défendre ses licences, relancer sa croissance et répondre aux interrogations entourant l'avenir de son capital.
L'industrie du jouet a profondément changé. Les licences issues du cinéma, des jeux vidéo et des grandes franchises prennent une place croissante dans les ventes.
Or cette évolution augmente également la concurrence entre Mattel, Hasbro, Lego et les groupes de divertissement.
Mattel cherche depuis plusieurs années à transformer ses marques en véritables univers de propriété intellectuelle. Le succès du film Barbie a démontré le potentiel de cette stratégie.
Mais transformer un catalogue de jouets en franchises mondiales demande du temps et beaucoup d'investissements.
La question centrale pour les investisseurs est donc celle de la valeur réelle du portefeuille de marques.
Barbie, Hot Wheels et Uno possèdent une notoriété mondiale considérable. Si Mattel parvient à multiplier les films, séries, jeux vidéo et produits dérivés, ces actifs pourraient générer beaucoup plus de revenus que leur activité traditionnelle de jouets.
Dans le cas contraire, le groupe restera fortement dépendant des cycles de consommation.
