Le Conseil constitutionnel a rejeté le dispositif destiné à geler certains tarifs des complémentaires santé.

La décision constitue un soulagement pour les assureurs et mutuelles concernés.

Le sujet est particulièrement sensible car les cotisations santé progressent régulièrement.

Vieillissement de la population, hausse des dépenses médicales et évolution des remboursements obligatoires augmentent les coûts supportés par les complémentaires.

Bloquer administrativement les tarifs aurait donc pu fortement peser sur leurs marges.

Pour les assurés, la décision signifie cependant que les cotisations peuvent continuer d’augmenter.

Cette évolution rappelle une réalité importante de la gestion patrimoniale.

Les dépenses de santé prennent généralement davantage de poids avec l’âge.

Le coût d’une complémentaire doit donc être intégré dans la préparation financière de la retraite.

Pour les acteurs cotés de l’assurance, le maintien d’une certaine liberté tarifaire protège davantage la rentabilité.

Mais des hausses trop importantes peuvent provoquer une réaction politique ou pousser les clients à davantage comparer les contrats.