Le crédit bancaire devient progressivement plus difficile à obtenir dans la zone euro.

Les banques resserrent leurs critères d’octroi.

Cette évolution est un indicateur important pour l’économie.

Lorsqu’une banque devient plus prudente, certaines entreprises réduisent leurs investissements et certains ménages reportent leurs projets.

Le ralentissement peut alors se transmettre à l’ensemble de l’activité.

Les banques réagissent généralement à plusieurs facteurs : perspectives économiques, niveau des taux, qualité du crédit ou hausse du risque de défaut.

Le phénomène peut également renforcer les écarts entre entreprises.

Les grands groupes disposent souvent d’un accès direct aux marchés obligataires.

Les PME dépendent beaucoup plus du crédit bancaire.

Un durcissement des conditions peut donc affecter davantage les petites entreprises.

Pour les investisseurs, le crédit constitue souvent un indicateur avancé.

Une forte contraction des nouveaux prêts peut annoncer un ralentissement économique plusieurs mois avant qu’il ne soit totalement visible dans les statistiques de croissance.

Le comportement des banques mérite donc autant d’attention que les décisions officielles de la BCE.