Les fonds spécialisés dans la biodiversité traversent une crise.
Après avoir attiré l’attention de nombreuses sociétés de gestion, une partie de ces produits pourrait disparaître.
Le phénomène rappelle une règle importante de l’investissement thématique.
Lorsqu’un nouveau thème devient populaire, les sociétés de gestion lancent rapidement des fonds afin de répondre à la demande.
Mais si les investisseurs cessent ensuite de souscrire, les encours peuvent devenir trop faibles pour maintenir certains produits rentables.
La biodiversité reste pourtant un enjeu économique réel.
Agriculture, alimentation, eau, infrastructures et industrie dépendent directement des écosystèmes naturels.
Le problème vient donc moins du thème que du produit financier construit autour de lui.
Un fonds trop spécialisé peut disposer d’un univers d’investissement limité.
Il peut également être difficile de définir précisément quelles entreprises bénéficient réellement de la protection de la biodiversité.
Pour l’épargnant, la leçon est importante.
Un thème séduisant ne garantit ni la performance ni la pérennité d’un fonds.
La qualité de la stratégie, les frais et la profondeur de l’univers d’investissement restent déterminants.
