Moderna cherche à démontrer que sa technologie ARN messager peut aller bien au-delà des vaccins contre les maladies infectieuses.

Le groupe défend désormais fortement les perspectives de son vaccin anticancer.

Le principe consiste à utiliser la technologie ARN pour aider le système immunitaire à reconnaître certaines caractéristiques d’une tumeur.

Cette approche pourrait ouvrir un marché considérable.

Le cancer est responsable de près de dix millions de décès dans le monde selon l’infographie présentée dans le dossier.

Mais le chemin entre une technologie prometteuse et un médicament commercialisé reste long.

Les essais cliniques doivent confirmer l’efficacité et la sécurité sur des populations suffisamment importantes.

Les autorités sanitaires doivent ensuite autoriser le traitement.

Pour Moderna, l’enjeu est aussi financier.

Le groupe doit trouver de nouveaux relais de croissance après la normalisation spectaculaire des revenus liés au Covid.

Une réussite dans l’oncologie modifierait profondément la perception du marché.

Moderna ne serait plus seulement considéré comme un fabricant de vaccins.

Il deviendrait progressivement une plateforme technologique capable de développer plusieurs générations de traitements basés sur l’ARN messager.

Pour les investisseurs, le potentiel est important, mais le risque clinique reste tout aussi élevé.