Palantir cherche à répondre directement aux critiques formulées en France concernant son logiciel.
Le groupe américain fournit des solutions permettant d’exploiter de grandes quantités de données dans des environnements complexes, notamment militaires.
L’enjeu dépasse un simple contrat.
Les armées modernes dépendent de plus en plus de leur capacité à fusionner des informations provenant de nombreux systèmes : satellites, drones, renseignement, capteurs et unités sur le terrain.
La bataille technologique se joue donc autant dans les logiciels de commandement que dans les équipements militaires traditionnels.
Mais cette dépendance soulève également une question de souveraineté.
Utiliser un logiciel américain au cœur d’un système militaire peut créer une dépendance technologique importante.
La France et l’Europe cherchent parallèlement à développer davantage de solutions souveraines.
Pour Palantir, le marché européen de la défense représente néanmoins une opportunité considérable.
La hausse des budgets militaires pourrait accélérer les investissements dans les logiciels, l’intelligence artificielle et l’exploitation de données.
Pour les investisseurs, Palantir illustre parfaitement une tendance : la numérisation de la défense peut devenir aussi stratégique que l’achat de chars, d’avions ou de missiles.


