Eramet entre dans une nouvelle phase de son histoire.
Le groupe minier prépare une augmentation de capital de 500 millions d’euros destinée à renforcer sa structure financière.
L’État français, déjà actionnaire à travers l’Agence des participations de l’État, prévoit de garantir une grande partie de l’opération.
Il pourrait ainsi devenir le premier actionnaire du groupe.
Cette intervention répond à un enjeu stratégique.
Eramet possède des actifs importants dans le manganèse, le nickel et plusieurs métaux critiques pour l’industrie européenne.
Mais le groupe doit simultanément faire face à un endettement élevé et à une conjoncture moins favorable sur certains métaux.
La politique financière va donc devenir beaucoup plus stricte.
Le versement de dividendes restera notamment conditionné à une baisse significative de l’endettement.
Le marché a mal accueilli l’annonce et l’action a fortement chuté.
Pour les investisseurs, le dossier devient particulièrement atypique : Eramet possède des actifs miniers stratégiques, mais la création de valeur pour les actionnaires dépend désormais fortement du redressement du bilan et des conditions de l’augmentation de capital.


