LVMH a retrouvé une croissance organique positive au troisième trimestre, mais le redémarrage reste très inégal selon les métiers et les régions.

Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires atteint 57,1 milliards d’euros.

À devises et périmètre constants, la progression est de 2 %.

Au troisième trimestre, la croissance organique ralentit néanmoins à environ 1 %.

Les performances divergent fortement.

Les vins et spiritueux poursuivent leur redressement avec une progression de 6 %.

Sephora reste également très dynamique et permet à la distribution sélective de progresser de 8 %.

En revanche, la mode et la maroquinerie reculent de 5 %.

La Chine demeure le principal problème.

Les ventes réalisées auprès de la clientèle chinoise ont diminué d’environ 15 % au troisième trimestre.

La confiance des consommateurs reste faible et les grandes fortunes chinoises sont également confrontées à un environnement fiscal moins favorable.

Pour LVMH, l’enjeu consiste donc à compenser cette faiblesse grâce à la diversification géographique et à la puissance de ses différentes marques.

Le luxe ne traverse pas une crise globale, mais plutôt une normalisation après plusieurs années exceptionnelles.